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Nichée entre les grandes étagères de la bibliothèque déserte, je prends quelques instants pour vous écrire. Dans la clartée des grandes baies, je vous parle de la douceur du printemps. Le soleil qui depuis quelques jours chauffe ma peau, la brassée de marguerites sur la table. La douceur du printemps se glisse aussi dans l’écriture d’un mémoire et le fait de ne plus savoir s’arrêter. Avec tant et tant de choses à raconter et si peu de temps pour le faire. Ce sont les semaines épuisantes au travail mais les très très beaux projets qui sont en train de naitre. C’est voir la vie en géant. Et, pour la première fois, avoir envie de dire Bonjour la vie, bonjour 2014.

Dans le salon, les fenêtres (très) grandes ouvertes qui laissent entrer le soleil. Prokofiev très fort, et je retrouve la musique de Pierre et le loup que j’écoutais enfant. Il y a la pile de livres sur le sol, où se mêle art, histoire, littérature classique et albums jeunesse ; et cette certitude, enfin, d’avoir trouvé. De savoir, que.

Le printemps, ce sont aussi les conversations téléphoniques qui s’étirent. On y parle de lecture, de peinture, de nourriture. Il y a le vinyle de Fauve, les séances de cinéma, le goût de l’ananas au déjeuner. Il y a l’odeur de la lessive, le linge qui sèche dehors. Les kilos qui s’envolent. C’est le printemps et j’ai la sensation qu’il se passe quelque chose de nouveau ici ; juste là. Au beau milieu de ma vie.

C’est sur mon balcon, près des jonquilles qui se meurent que je conclurais ; bonjour la vie, bonjour le printemps, bonjour les hirondelles.

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