Oui, ok, j’ai beaucoup de retard. Je suis arrivée à Fort William et repartie il y a bien longtemps. J’ai pu passer deux nuits sur place, donc une journée entière. Arrivée en début d’après-midi d’Oban, je me suis rendue à Corpach (autrement dit : le milieu de nul part), à six miles de Fort William pour rejoindre mon auberge. Honnêtement, ce n’était pas la pire des auberges mais c’était très loin d’être la meilleure : sombre, humide, étroite, perdue. Et surtout, le vrai problème (au délà du milieu de nul part), c’est qu’il est impossible de rester à l’auberge entre 9h30 et 16h30. Voilà. Un peu dur, tout de même. 

Concernant Fort William, il semblerait qu’il s’agisse enfaite d’une ancienne base militaire, ce qui explique partiellement pourquoi il n’y a… RIEN ! 

J’ai voulu consacrer ma journée à l’ascension du Ben Nevis, la plus haute montagne du Royaume-Uni et j’ai pu m’y rendre grace à un groupe de quatre français qui avaient une voiture. L’ascension est supposée se faire en trois à six heures. Mais, malheureusement pour moi, ça ne s’est pas passé comme prévu. En piteuse forme avant partir, j’ai déclaré forfait au bout d’une heure trente. Qu’à cela ne tienne, j’ai tout de même marché pratiquemment vingt kilomètres ce jour là, rejoignant Fort William à pieds et empruntant la Great Glen Way pour rentrer jusqu’à Corpach. Pour cela il faut longer les rives et c’est somptueux. C’est d’ailleurs sur les rives, près de l’écluse que nous avons profité du coucher de soleil et d’une bière bien méritée. 

Mais voilà, Corpach/Fort William, c’était pour moi le mauvais coté du milieu de nul part. Là où il n’y a rien. 

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