Ici le bout du monde. Il me reste désormais  quatre jours en Nouvelle-Zélande. Pour une fois je ne parlerais pas de la vue ou de lapureté  de l’air. Assise dans un couloir sans fenêtres qui sent la chaussure de randonnée et la vieille chaussette, je pianote sur un ordinateur en qwerty dont les touches au trois quart effacées sont couvertes de gras. Le genre de cas où : il ne vaut mieux pas savoir. Ici donc, les pièces n’ont pas de fenêtres et tout semble sentir les pieds ou le moisi. Ici donc mes quatre derniers jours avant d’à nouveau rejoindre les terres Australes. 

img_3671Avant d’arriver dans cet endroit miteux ou les canapes ont du être  beiges dans une autre vie, il y a le Nord. Et là, à nouveau la beauté àbcouper le souffle. L’eau bleue, le ciel bleu. L’infini commence partout et ne fini nul part. Le matin, les fenêtres ouvertes sur la baie et la mer. Une ouverture sur l’immensité. Le nord c’est cet endroit ou la mer ne semble jamais finir. Puis, le Cape Reinga et la, pour de vrai, l’Immensité. A cet endroit précis, la terre prend fin pour – il semble – ne jamais recommencer. A cet endroit, c’est drôle, mais nous sommes plus près du Pole Sud que de la maison. Trois fois plus près, ou quelque chose comme ca. 

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Auckland toujours. Dans le jardin d’un café de Ponsonby Road je mange le meilleur BLT de ma vie. Alors que la météo annoncait de la pluie, le ciel est bleu bleu bleu depuis ce matin. D’après l’une des applications de mon smartphone, j’ai marché près de quinze kilomètres ce matin. J’ai vu donc, un tout autre Auckland que celui que j’imaginais jusque là.  

Il reste à ce périple au bout du monde vingt-trois jours. 

 

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