Il y a une semaine exactement, je posais à nouveau les pieds sur le sol français. Après près de quarante (longues) heures de voyage, je poussais enfin la porte de mon appartement. La tête en haut, à nouveau.

Et avant de me lancer dans des récits à rallonge et dans une énumération incroyables de bonnes adresses, laissez-moi vous dire le poids de mon sac sur mon dos, les marques de sandales sur mes pieds bronzés, mes cheveux devenus blonds blonds blonds avec le soleil. Mais aussi le sable dans le revers de mon pantalon. Et puis les souvenirs plein la tête. Les oreilles des koalas. Les rires de M., T., M., et tous les autres. L’odeur du café dans les rues Melbourne. Les planches de surf dansant sur les vagues. Le sable dans tous mes sacs, toutes mes poches et tous les revers. Le goût des sorbets mangés face à la mer. Les lumières dansantes au mariage de G.&A.. Les sauts ridicules des wallabies. L’odeur des eucalyptus partout le long des routes, et puis le vent dans les palmiers. Les coups de téléphone en anglais. Les onzes avions que j’ai senti décoller, puis attérir depuis janvier. Le lever de soleil au dessus de la Chine. L’odeur de la crème solaire. Novembre en mai. Ou quelque chose comme ça. Les plages qui n’en finissent plus. Le ciel et la mer qui ne font plus qu’un. Puis, le retour en France. La vie qui reprend.

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