Laisser entrer l’automne. Enfiler des collants pour la première fois, sortir mon gros gilet blanc. Rentrer tard tous les soirs de la semaine et réaliser que l’automne est vraiment là. Pour de bon.

Hier soir allumer toutes les bougies du salon, sentir le froid qui revient et pourtant sentir la chaleur. Passer une partie de l’après-midi au creux du canapé avec un chaï latte, après l’école. Prendre le temps d’écouter de la musique, de regarder une série, de lire un livre. Contempler, un petit peu. Prendre le temps aussi de décrocher le téléphone. Et surtout, prendre du recul. Ouvrir des portes, fermer des portes. Sourire. Cuisiner, un petit peu. Aller me chercher un brownie Matcha-chocolat, un midi.

Un dimanche, enfiler des baskets et partir marcher en forêt. Ouvrir grand ses poumons. Respirer un peu mieux, prendre le temps de vivre avant de repartir dans une course folle. Prendre le temps tout court. Voir les feuilles qui changent de couleurs et qui doucement, jonchent les trottoirs. Prendre le bus du matin alors qu’il fait nuit. Voir des lapins, illuminés, apparaître dans la ville, le long du canal.

Laisser entrer l’automne, c’est aussi se dépasser. Courir, avec les nouvelles copines, pas si loin de dix kilomètres. Ce sera donc, dimanche, enfiler un dossard.

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