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Janvier.

Saluer 2017 sous la neige après une soirée (trop) arrosée. Depuis, le ciel qui reste gris gris gris. Janvier, défaire les derniers cartons. Ranger les livres en vrac sur les étagères. Manger de la galette des rois et regarder la pluie tomber à verse. Travailler sans relâche, finir les semaines épuisée. Les journées entières face à un écran, les yeux écarquillés. Les cernes bleues qui progressivement se dessinent sous mes yeux, bleus, eux aussi.

2.0.1.7, ne même pas prendre le temps de formuler quelconque résolution. D’ailleurs, ne plus savoir quoi raconter, ni ici, ni ailleurs. Ne plus lire, ne plus écrire, ne plus dessiner, peindre ou encore broder. L’hiver de plein fouet. Il a fait -4 toute une semaine. Des matins, au réveil, le soleil balayé ensuite par la grêle. Tomber malade, hiberner un peu dans mon nid. De mon canapé contempler les toits. Souvent, ils sont couverts de givre. Allumer une lumière, puis deux, puis une bougie, mettre un vinyle, et respirer.

Accueillir à bras ouverts les liens qui se tissent, de plus en plus serrés. Accueillir à bras ouverts, portes ouvertes, les gens qui illuminent les journées.

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img_7735Février. Aussi.

Mon silence persistant. Cette semaine, le soleil est revenu. J’avais, hier, en buvant un chai latte en terrasse, le printemps sur les lèvres. Enfin. Prendre le temps de ranger mes livres comme il se doit, dans un certain ordre qui, certes, n’appartient qu’à moi. Les bras ouverts, toujours. L’odeur des bougies et de la lessive. Cet espace qui est devenu définitivement mien. Mes choses trouvent une place ici au rythme où je trouve la mienne. Et malgré les urgences qui ne cessent jamais, malgré la course permanente, malgré le besoin d’air, respirer. Février qui ressemble à janvier, en plus doux. Et les biscuits dans le four.

 

Et puis.

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