Sortir du yoga. Regarder le soleil se coucher. Filer retrouver ces gens qui collent le sourire. Voir un film nul. Et le lendemain un film extrêmement chouette. Le printemps, enfin. Les arbres en fleurs dans toute la ville. Des blancs, des roses, des rouges. Surtout des roses. Plein de roses différents. Penser au bout du monde, d’il y a presque un an. Ne pas penser aux cernes sous mes yeux. Aller picorer sur les bords de vilaine. Laisser entrer le soleil. Mais surtout, surtout laisser entrer la lumière. Enfiler une veste légère, aller boire un verre de vin blanc. Se dire qu’il faudrait passer l’aspirateur mais plutôt s’asseoir dans le canapé. Juste cinq minutes. Allumer une bougie, regarder le mimosa éparpillé dans l’appartement et qui se fane déjà. 

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Il fait encore tant jour en sortant du bureau. J’ouvre mes poumons. J’ai une pensée pour le bout du monde. Des envies de soleil. Passer chez Menzo chercher un tchaï latte, réchauffer les mains rougies par le froid. Se voir offrir un croissant après une très longue journée. Porter sans arrêt cette petite bague dorée, avec une miniscule pierre noire. Et puis, mes ongles rouges. Prendre le temps d’écrire les petits instants. Lire Le grand jamais sur la grande place. Penser au ciel. Sourire face aux photos de cette amie qui s’est mariée de l’autre coté de l’Océan. Recevoir des images d’un autre genre de bout du monde. Sourire. Encore. Penser à ces matins où l’on regarde le soleil se lever sur la ville. 

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