Le printemps est parti. Depuis longtemps déjà. Mais le temps a filé, tellement, tellement vite. En un clin d’œil, juillet est déjà là. Puis août. Août, déjà. Il y a eu l’épuisement, les journées interminables pour tout boucler. Puis la canicule. Surtout la canicule. Puis la pluie. Le gris. Surtout le gris. Et entre deux nuages, des fous rires. Ne rien photographier, ou presque.

Juin, donc. Les millions de rendus divers et variés. Les dead-lines qui s’enchaînent et pourtant la douceur des jours qui s’étirent. Le jour le plus long de l’année. Les apéros au bord de l’eau. Juin, la musique à fond les ballons, les siestes sous les pommiers, près de l’étang. Les baisers entre deux rires. Les conversations jusqu’au presque petit jour. Le regarder se lever, d’ailleurs, le jour. Découvrir des secrets, ici, à Rennes. Cueillir des framboises, dans un jardin. Écouter les oiseaux. Me découvrir une passion nouvelle pour les documentaires. Aussi.

 

Juillet, ensuite. Boucler une énième année scolaire, la presque dernière. Aider cet ami à déménager d’une rue à l’autre. Passer le 14 juillet à la mer. Sans mer. Mais avec un immense soleil. Dedans. Dehors. Puis, le feu d’artifice sur le port. La bouffée d’air. Travailler tard, et trouver ça passionnant. Me retourner un seul instant et voir tout ce que j’ai appris en une seule année. Me rappeler aussi qu’il y a deux ans, deux années toute entière, je me préparais pour la grande aventure. Ne jamais cesser d’avancer. Jamais. Sentir la fatigue immense, mais ne pas la laisser gagner. Ni elle, ni le stress. Engloutir le troisième tome des Fiancés de l’Hiver. Dormir la fenêtre ouverte. Grande ouverte.

Août, enfin. Commencer août et son lot de promesse par une semaine de vide. Une semaine à attendre que la douleur passe. En écoutant de la musique. En regardant des séries idiotes, en lisant un peu, mais pas trop, parce qu’il faut tendre les bras. Mais. Aller voir la mer. Mettre les pieds dans l’eau. Penser aux vacances. Enfin. Et demain,

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