Septembre. Rentrer un premier après avoir aperçu au loin, la mer, entre deux immeubles lisboètes. Septembre c’était dire au revoir aux vacances et dire au revoir à l’été. Rallumer les lumières. Retrouver les habitudes. Retrouver aussi, cette vue dans le ciel. Tout là-haut. Profiter des derniers samedis-soleil, profiter aussi des soirées où il fait encore un peu jour. Boire les derniers verres en terrasses avec les copains.

Octobre. Subir certains jours comme une immense punition de la part de mon karma et prendre enfin le temps de me blottir dans mon canapé. Ici, l’automne a frappé de plein fouet. Les feuilles mortes recouvraient les trottoirs et il a plu, beaucoup. Souvent. Un peu trop souvent. Dans le four, des cookies au matcha, un peu comme une récompense des kilos perdus. Et puis, toujours, une immense tasse de thé. Une bougie de l’hiver dernier parfumait l’appartement et projetait sur le mur, une jolie lumière dorée. Il est doux autant qu’il est dur, l’automne.

Dimanches, donc. Le brunch avec les copines. La douleur dans ma jambe qui m’empêche de sortir. Et le roman dévoré en un weekend. Les romans qui s’entassent sur la table de chevet et qui partent, un à un. Octobre donc. Le retour de Stranger things. Dévoré en un week-end. Le changement d’heure et tout à coup le froid qui s’installe.

Mercredi comme un dimanche. Et novembre, déjà. Les matins nuits. Les bougies dans l’appartement. De mon nid, voir le ciel devenir orange. C’est déjà presque l’hiver dehors. La musique un peu douce, mais pas trop. Décider d’aller à la librairie, chercher quelques lectures, et puis tant pis. Et puis reprendre le crochet, aussi.  Vivre une journée dans le presque noir. Décider de ne pas se laisser faire. Travailler, dur. Et aimer ça.

Sortir en ville un samedi après-midi, et déjà les rues pleines. Déjà Noël qui semble arriver à grands pas. Sur la place de la mairie, le soleil d’hiver et l’odeur des marrons chauds.  Apprécier les moments de calme dans mon nid. Des bougies, toujours, des huiles essentielles. Les odeurs qui se mêlent. Aller prendre l’air, et ouvrir la porte sur une odeur de lessive et de gâteau aux pommes. Se sentir bien, ici. Et toujours, toujours, toujours, le temps qui passe beaucoup trop vite. Et toujours, toujours, toujours, lutter contre la fatigue à coup de lumière douce.

La lumière de novembre, comme un symbole.

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